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2 remarques vis-à-vis du commentaire précédent :
- l'étymologie de "politique" n'est en aucun cas "le pouvoir du peuple" (qui correspondrait plus à "démocratie") mais plutôt "la chose de la Cité". Ca n'est pas un détail puisque d'une part, il peut y avoir du "politique" qui ne soit pas l'émanation du peuple (la "théocratie" pour ne prendre qu'un exemple); et d'autre part cela implique qu'on ne réduise pas le politique au seul jeu partisan pour la conquête du pouvoir
- second point, qui est lié avec la phrase juste avant, je ne crois pas que "les politiques se soient arrogés une fonction de producteur d'idée" comme vous le dites. Encore moins aujourd'hui que sous De Gaulle du reste. Il n'est justement qu'un catalyseur de ce qui existe au stade plus ou moins latent dans le corps sociétal. Si la société est un "cimetière d'intérêts non-réalisés" (M. Offerlé), le politique ne fait qu'en sélectionner et en légitimer une partie.
Rédigé par : Gustave | 27/02/2012 à 08:42
Monsieur Chabré,
Au fur et a mesure de vos contributions sur votre blog, on a le plaisir de voir s'affiner votre réflexion, votre façon de voir les choses, et sans doute vos rêves...
Je suis toutefois un peu surpris d'entendre Pierre Rabhi enfoncer ce qui devrait être des portes ouvertes.
Je veux voir dans votre choix de contribution, une candeur et une fraicheur d'esprit, quelque peu surprenante pour un homme aussi aguerri en politique que vous , mais qui fait plaisir a voir.
En effet, ce brave Homme (pierre Rabhi) redécouvre à un âge avancé le rôle de chacun dans la société et dans la construction de l'avenir. Il a complètement raison de remettre un peu les choses a leur place, même si je trouve que son message est maladroit.
Je crois et je crains que petit à petit, par paresse parfois et par peur de l'inconnu souvent, les citoyens Francais aient abandonné leur rôle dans la société. Pour de nombreuses raisons historiques et sociologiques les politiques se sont arrogés une fonction de producteur d'idée qui n'est pas le leur à l'origine. Même si les hommes politiques doivent parfois aller outre la volonté affichée du peuple (De Gaulle en 1940, Mittérand en 81 avec la peine de morts, Chirac en 95 avec les essais nucléaires....) il ne peut pas en être de même avec la gestion quotidienne de la cité.
Le rôle d'un politique est double à mes yeux:
Premièrement, il doit récolter les idées, les aspirations, les problèmes de la Cité. C'est en çà qu'un bus, qu'un vélo, qu'un cheval ou même un camion Pizza peuvent être utiles. Pour cela il doit entendre, il doit confronter les opinions, il doit en ressortir le consensus.
Deuxièmement, le Politique doit décider.
A son niveau de compétence il devra décider ou faire remonter l'idée au niveau supérieur pour prise de décision.
Le politique est selon l'étymologie du mots "le pouvoir du peuple", il n'est pas le peuple. D'ailleurs comment pourrai t'il l'être puisque sa fonction le coupe automatiquement de son origine populaire?
l'Homme politique doit être au pire le porteur des aspirations du peuple, au mieux le catalyseur, accélérateur des initiatives populaires. Et rien d'autres...
Notre république est fondée sur le partage des pouvoirs, pourquoi voulons nous absolument les reconcentrer dans des mains qui, bien souvent, ne sont pas les plus candides???
Alors bien que je trouve touchant, et frappé de bon sens, le discours de Pierre Rabhi, je me permettrai, a mon humble niveau, une petite observation en forme de critique.
je trouve le titre "tous candidats" incohérent, car il sollicite une démarche de dépassement intellectuel de soi-même (être candidat c'est vouloir prendre une responsabilité qui ne va pas de soit). L e titre "tous citoyens" qui est moins marketing eut été plus juste.
Pour ma part j'appartiens a une génération pour laquelle l'instruction civique avait déjà disparu des programmes scolaires. Aussi que l'on appel l'initiative de Monsieur Rabhi "tous candidat " ou " tous citoyens", je me demande si l'on ne cherche pas a réinventer de manière "Colibrique", ce qui existait précédemment.....
Rédigé par : Vincent MILLER | 25/02/2012 à 09:57