J'étais hier à l'UNA pour participer à un comité de pilotage dans le cadre d'un programme dit : maladies chroniques. Depuis quelques mois, je parcours la France pour aller à la rencontre de soignants d'aides à domicile, de responsables d'établissement qui travaillent auprès de personnes atteintes de maladies chroniques invalidantes. Hier je restituais le résultat de mes investigations. J'ai notamment fait état d'un entretien que j'ai eu avec Thierry (prénom modifié) atteint depuis plusieurs années du SIDA. Témoignage bouleversant qui nous oblige à nous recentrer sur l'essentiel.
Un fragment de ce qu'il m'a dit : "Mes habitudes ont beaucoup changé. Cette maladie, ça change beaucoup en moi. Déjà, il fallait apprendre à vivre avec la maladie. Ça n'a pas été facile. (...) J’ai aussi compris que rien ne sert de pleurer. On ne peut pas changer ce qui est "inéchangeable." Il faut donc accepter. J’ai compris que c’est comme ça. Je peux dire que je suis bien dans ma tête. C’est ce que je dis aux autres."

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